Avec ou sans le papier, le numérique avancera

Il se trouve qu’à côté de ma thèse, je me forme aux métiers de l’édition. Dans les faits, ça veut dire que je bosse en freelance pour quelques éditeurs et que j’enchaîne les stages. C’est sympa, les stages. Ah oui, j’oubliais : je suis en train de réfléchir au lancement d’une petite maison d’édition numérique, mais chut, ça reste confidentiel pour le moment. Pendant que je fais tout ça, je rencontre des libraires, des éditeurs, des maquettistes… Je leur parle un peu, ils me parlent beaucoup (parce que j’ai soif d’apprendre, vous comprenez). Je les écoute avec des yeux ronds.

Et j’en entends un sacré paquet, de bêtises.

Évidemment, quand une conversation entre un pro et un futur éditeur dure un certain temps, il arrive immanquablement que le numérique s’invite au centre des débats. Comme les éditeurs ignorent que je publie mes romans au format numérique et que je connais plutôt bien la question, ils me parlent comme à un novice. Moi, je pense que le numérique est une avancée formidable. Je pense que les métadonnées permettront de faire le lien entre des milliers de livres et d’univers. Je pense que le partage d’écrits commentés (notamment pour la littérature scientifique) permettra un réel dialogue entre les lecteurs et, in fine, une amélioration de l’expérience de lecture. Eux (les professionnels de l’édition) ne pensent pas ça. Et lorsqu’ils discutent avec moi, de manière plus ou moins explicite, ils essaient de m’embrigader. Mieux, ils essaient de me mettre en garde contre ce mal qui monte. Le mal du numérique.

Le numérique, c’est la victoire d’Amazon sur le monde des gentils. C’est la fin du travail éditorial. La clef sous la porte du libraire (comme si les deux phénomènes étaient liés…). Le piratage à tout va. Je ne résiste pas à l’envie de vous citer, presque mot pour mot, ce qu’un professionnel de l’édition m’a dit il y a de cela deux mois. Je vous assure qu’il était sérieux (son ton était prophétique, inquiétant même, un peu comme celui de Gandalf quand il calme la joie de Bilbo, dans son trou de Hobbitebourg) :

« Le numérique, c’est la mort de l’édition. Tous les livres seront bradés à 0,99 € et l’auteur ne pourra espérer que 4 ou 5 % de DA, sinon son éditeur coulera. En fait, ce sera aussi la mort de la création. »

Édifiant.

Mais très vite, alors qu’on vient de m’annoncer l’apocalypse, on s’empresse d’embrayer sur les mille et une raisons pour lesquelles finalement, ça ne se passera pas comme ça en France. Je sais, c’est assez paradoxal avec l’emphase que l’on vient de déployer pour me vendre le danger numérique. Mais les éditeurs ne sont pas à un paradoxe près. Il y a deux arguments principaux, qu’on me ressert inlassablement avec autorité :

1 – Les Français n’aiment pas le numérique. Point final. Le numérique représente à peine 5% du marché du livre en France, c’est le désamour, le divorce, le rejet. On aime la culture en France. La vraie.

2 – Quand bien même le numérique gagnerait en importance, il n’atteindra jamais les 20-25% du marché du livre comme aux USA. Vous comprenez, la France, c’est très différent des USA, là-bas certains doivent rouler 300 km pour trouver une librairie. Ça explique l’essor phénoménal des ebooks qu’on y a observé.

La plupart des futurs éditeurs boivent ce genre de discours comme du petit lait, parce que ça vient de professionnels, et les pros, c’est bien connu, ça ne se trompe jamais. Moi, je prétends que ce discours n’est absolument pas dicté par l’expérience et l’objectivité, mais par la peur. La peur d’être dépassé, la peur de perdre son emploi, la peur du changement en somme. La même peur qui anime  Tim Waterstone, en Grande-Bretagne, lorsqu’il prédit le déclin à venir du numérique face au papier. Ce discours procède également d’une vision biaisée de la situation : pour ces éditeurs, ces libraires, ces maquettistes, ces commerciaux, le numérique est un concurrent au papier. Je pense que c’est vrai uniquement pour les distributeurs/diffuseurs. Je vais y revenir.

Je passe sur les nombreux clichés du genre (le numérique, ça fait mal aux yeux, c’est bourré de fautes, ça ne « sent » pas le livre…) pour m’attarder sur ces deux arguments qui, à mon avis, méritent plus que les autres d’être discutés.

La France serait l’exception mondiale anti-numérique. Le modèle économique américain ne pourrait pas s’y implanter. Sérieusement, c’est une blague ? Depuis quarante ans, absolument tous les modèles économiques venus d’outre-Atlantique nous ont touché. La France n’est pas le Japon : elle mange bien sagement ce que l’Oncle Sam lui sert. Pour une fois que ça m’arrange, je peux le dire : le numérique explosera en France comme le McDo l’a fait en son temps. Certes, dans un pays 20 fois plus petit que les USA, personne ne se retrouvera à plus de 300 km de la première librairie, mais ne voit-on pas mourir les uns après les autres nos petits bouquinistes adorés ? Même les grands groupes, tels que Virgin et Chapitre, se sont effondrés. Il arrivera, je le crois, un moment où il deviendra difficile de se procurer le livre papier que l’on souhaite sans passer par Amazon ou, plus largement, Internet. À ce moment-là, le livre numérique sera également visible et accessible que le livre papier. Seuls les best-sellers seront encore achetables dans le supermarché du coin. Alors, à mon sens, les éditeurs auront massivement migré vers l’offre numérique, hybride (num/papier) ou exclusive.

(Une remarque en passant : au risque de déplaire, je crois que ce ne sera pas l’adhésion des lecteurs mais les contraintes économiques qui pousseront les acteurs du livre à se jeter pour de bon dans l’aventure numérique. Nous avons beau nous croire nombreux, les enthousiastes de l’ePub comme moi restent une minorité. Quand l’imprimerie a été inventée, ce n’est pas l’enthousiasme mais la perspective de produire davantage et moins cher qui l’a emporté.)

Quant à l’idée selon laquelle le numérique provoquerait la mort des petits éditeurs, qui faisaient pourtant l’exception culturelle française, je la trouve tout bonnement ridicule. Les petits éditeurs ne vont pas mourir, ils vont simplement devoir changer. Comme les entreprises l’ont fait avec l’avènement d’Internet. Certes, ceux qui ne voudront pas s’adapter mourront, mais les autres, ceux qui auront l’intelligence de faire évoluer leurs pratiques, auront encore de beaux jours devant eux. Or le voilà, notre problème : les éditeurs, en majorité, ne veulent pas s’adapter. Par peur, ils se persuadent – et essaient de persuader les autres – que le jour du numérique n’adviendra jamais. Le seul fait qu’ils en parlent autant – et avec agressivité, encore ! – prouve qu’ils savent qu’ils ont tort. Ils sentent le vent tourner. Et ils tremblent d’avance.

Ce que tous ces gens ne comprennent pas, c’est que c’est en refusant de voir ce qui arrive qu’ils construisent l’opposition entre numérique et papier. Il existe des modèles hybrides qui ont de l’avenir : la POD (print on demand : impression à la demande), par exemple, satisfait à la fois l’auteur et l’éditeur. Il subsiste la possibilité de sortir un livre papier et l’éditeur ne perd plus des milliers d’euros en impression et en stockage des invendus. Le seul à grincer des dents est le libraire, car il devient alors un commerçant comme les autres, responsable de son stock puisque c’est lui qui commande les impressions en fonction de ses perspectives de vente (le principe du retour disparaît mécaniquement de l’équation). Mais n’est-ce pas normal qu’aujourd’hui, au moment où les éditeurs ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts, ils aspirent à partager les risques avec leurs revendeurs ?

Du côté éditorial, la solution existe pour aller vers ces modèles hybrides. Il suffit que l’éditeur construise un fichier XML en amont, état premier du livre, qui sera ensuite mouliné à la fois par InDesign (pour l’impression papier) et par le générateur d’ePub (pour la version numérique). Un ami éditeur me faisait récemment remarquer à quel point cette évolution bouleverse les mentalités : le numérique ne découle plus du papier comme s’il était une sorte de sous-livre. Au contraire, numérique et papier sont mis sur le même plan, issus du « livre brut », qu’est le fichier xml. Pour apprendre les bases du xml, quelques semaines de formation suffisent. Mais croyez-le ou pas, au moment où j’écris ce billet, les équipes freinent cette évolution dans un grand nombre de maisons. Normal, ça changerait leurs habitudes.

C’est important, les habitudes. Mais est-ce vraiment plus important que l’emploi ?

Bien sûr, pendant le temps qu’elles perdent à refuser le numérique, les maisons d’édition assurent à qui veut bien l’entendre qu’elles s’y mettent, qu’elles sont modernes. Mais chaque jour à ignorer l’ebook, leurs employés creusent un peu plus la tombe de leur emploi : quand il faudra vraiment la faire, cette révolution, je serai probablement engagé à leur place. Ça ne fera jamais qu’un senior de plus sur le marché du travail…

Avec ou sans le papier, le numérique avancera. Si les maisons d’édition historiques préfèrent se voiler la face, d’autres les remplaceront. À moins qu’elles n’externalisent toute la fabrication du livre. Alors, elles perdront tout contrôle sur ce qu’elles sont censées produire. Pour le coup, le métier d’éditeur sera réellement mort. Par leur faute. Pas par celle du numérique.

Advertisements

15 réflexions sur “Avec ou sans le papier, le numérique avancera

  1. CelineNana dit :

    Je suis assez d’accord avec vous. Mais je me demande simplement comment le numérique pourrait-il être une source de revenue pour les petits auteurs ? Et… pourquoi choisir de publier un article un 1er avril ? 😉

    • Pour le 1er avril, c’est un pur hasard ! Je m’étais fixé 2 publications par semaine, le mardi et le samedi… Si les éditeurs m’attaquent de toute part, je pourrai prétendre que c’était un blague 😀

      Pour ce qui est de la rémunération des petits auteurs, le question se posait déjà pour le papier, avec plus de force encore puisque bon nombre de ces auteurs ne trouvaient pas d’éditeur (donc zéro rémunération et zéro visibilité, puisque zéro lecteur). L’avantage du numérique est qu’il engage moins de frais pour l’éditeur, et peut donc dégager plus de droits d’auteur in fine. L’exemple de mon roman Néagè : j’ai un contrat à 30% de droits d’auteur, sur une vente à 5,99 € je touche 1,70, soit la même somme que toucherait un auteur papier sur un livre à 20 €, avec un contrat à 8 % de droits d’auteur. Même en cas de faibles ventes, j’aurai tout de même un peu d’argent à la fin de l’année.

      Et puis, un second avantage du numérique est bien sûr la possibilité pour les auteurs de diffuser leurs écrits sans passer par les comités de rédaction. Le lecteur devra évidemment trier dans la « masse » de livres dispos, mais cela permettra aussi de faire émerger des talents jusqu’ici ignorés. En se débrouillant bien, l’auteur numérique auto-édité peut se faire une petite notoriété sur le net en touchant 100% du prix de vente sur ses livres (en cas de vente directe sur son site). L’exemple de Neil Jomunsi est assez édifiant. Donc pour une partie des auteurs, l’avenir se fera sans les éditeurs. Je crois que les deux systèmes peuvent cohabiter.

      Pour répondre clairement, la question de la rémunération sera la même qu’avec le papier : ça restera toujours aussi dur de vivre de sa plume 🙂 Mais espérer gagner quelques sous n’est pas une pure utopie.

  2. Nicholas dit :

    « Du côté éditorial, la solution existe pour aller vers ces modèles hybrides. Il suffit que l’éditeur construise un fichier XML en amont, état premier du livre, qui sera ensuite mouliné à la fois par InDesign (pour l’impression papier) et par le générateur d’ePub (pour la version numérique). »

    Oui mais non.

    Signe fort, les éditeurs anglo-saxons qui s’intéressent et s’engagent dans le modèle hybride, ils auraient même tendance à fuir le XML pour privilégier le HTML ou le light-markup. Et ils créent même les outils pour ça alors que les solutions XML existent depuis un certain temps…

    Il ne fait pas le dire parce que les défenseurs du XML le défendre âprement, mais c’est quand même un relatif échec qui, s’il n’est pas vraiment maitrisé à 100 %, peut rapidement amener à faire de la m… (et si on regarde ce qui se fait avec un peu d’attention, on se rend compte que de la m… sortie avec XML, il y en a beaucoup, surtout en numérique mais pas que).

    « Le XML, ça n’a jamais été qu’une solution vendue comme miraculeuse mais ce qu’on n’a pas dit, c’est qu’il fallait embaucher le messie qui allait avec. » m’a un jour dit un éditeur très compétent au niveau technique (rare). Et il a rajouté « il n’y a à vrai dire aucun de ces messies en France, seulement des apôtres qui veulent se rendre indispensables aux structures qui les embauchent. »

    Il venait de rentrer d’un séjour aux États-Unis où plusieurs éditeurs très portés sur la chose réfléchissaient très sérieusement à s’en débarrasser (ou au moins à le cacher en arrière-plan), le livre numérique aidant (le constat était alors l’échec du XML, trop difficile à gérer, là où il devait simplifier la transition…)

    Pour avoir longtemps pratiqué XML et perçu ses problématiques, je ne contredirai ni les éditeurs qui s’en débarrassent aujourd’hui, ni ceux qui cherchaient à le faire hier, ni l’éditeur qui ne voudra pas y aller demain…

    • Je ne défendrai pas le xml jusqu’à la mort, actuellement je m’en sers (très imparfaitement encore) mais si demain je peux migrer vers quelque chose de plus pratique, j’en serai très heureux. Je ne pense pas que l’éditeur ait vocation à devenir un crack de l’informatique, c’est plutôt aux informaticiens de nous proposer des solutions faciles d’accès, sur lesquelles nous pouvons garder la main.

      Mais à l’heure actuelle, la question du xml se pose à peine dans de nombreuses maisons d’édition, puisqu’on en est encore à se demander si on va vraiment faire du numérique ou pas.

      Mais vous avez raison de poser ce problème. Tout l’enjeu est de faire en sorte que demain, ce soit encore les éditeurs qui produisent les livres, et pas les informaticiens (même si ces derniers sont essentiels). Si le xml s’avère trop compliqué, il faut simplifier la transition comme vous dites.

  3. Je suis enchanté de découvrir cet article qui confirme mon expérience et celle de mon deux-pattes.
    Il a découvert le langage html pour fabriquer un ebook l’an dernier. Du coup, j’ai créé mon premier site et utilisé le CMS wordpress pour mon Carnet de bord. J’ai aussi réalisé le ebook du bouquin papier (car son éditeur lui a laissé les droits numériques pour un an) de mon deux-pattes.

    Oh, mais je ne me suis pas présenté : je suis un chat, siamois de surcroit, et souhaite réaliser une révolution encore plus radicale que celle en marche : mettre directement le personnage en contact avec le lecteur (ce qui court-circuitera diffuseur et distributeur).

    Je pense que la révolution numérique va provoquer un tsunami dans l’édition et que plus rien ne sera comme avant (d’où la grande peur des éditeurs). Personne ne sait où cela nous mène, mais la période est fascinante, un peu comme la découverte d’un nouveau monde, un new far-west.

    Je crois que les éditeurs vont être recentrés sur leur vrai métier : accompagner des auteurs (qui leur correspondent) et en tirer le meilleur.

    Quoi qu’il en soit, bon courage dans tout et je suis tes articles.

    • Je suis flatté, obtenir un compliment d’un chat est le plus beau des cadeaux !

      Je crois aussi que ce bouleversement va chambouler pas mal de choses… Bien malin qui saurait dire à quoi ressemblera l’édition dans 10 ou 15 ans.

      À bientôt, et merci encore 🙂

  4. Sophie dit :

    « Mais n’est-ce pas normal qu’aujourd’hui, au moment où les éditeurs ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts, ils aspirent à partager les risques avec leurs revendeurs ? » c’est ne rien connaitre ni comprendre au système actuel, (que je ne soutiens pas plus qu’un autre 😉 qui au contraire avec le système d’office et retour, partage le risque éditorial entre éditeur et libraire. Avec la vente ferme sur le POD unitaire, il n’y a plus de risque pour personne – juste le client : le livre est produit pour le client au fur et à mesure de la demande du client. Bref, relisez le livre de François Rouet éd la Documentation Française.

    • Bonjour Sophie, je réponds rapidement à vos deux messages. Pour ce qui est du prix unique du livre, j’essayais justement d’imaginer quelle pourrait être la législation en vigueur dans quelques années, si le numérique et la POD explosaient (je ne parle donc pas de la législation actuelle). Il ne me semble pas complètement fou d’imaginer que le prix unique disparaisse, d’ailleurs la commission européenne conseille régulièrement à la France de l’abandonner ; je n’ai pas souvenir que nos gouvernements aient longtemps résisté à ce genre d’injonction 😉

      Quant à votre remarque sur le partage des risques, je passe mon temps à discuter avec des éditeurs, des diffuseurs et des distributeurs, et beaucoup ne partagent pas votre vision des choses. Les libraires en difficulté sont de plus en plus nombreux à jouer avec le principe du paiement à 60 jours, en faisant leurs retours avant le terme et en recommandant les mêmes livres, pour retarder au maximum le paiement (j’ai entendu plusieurs fois cette remarque venant d’un distributeur agacé). C’est aussi une réalité, qui fait dire aux éditeurs mécontents que « les libraires se comportent en irresponsables ». Peut-être s’agit-il d’une exagération, mais je me place du côté de l’éditeur en me faisant l’écho des critiques que j’entends.

      En bref, j’imaginais un système où le libraire commanderait lui-même l’impression à la demande pour approvisionner son stock, parce que s’il attend la commande du client, il n’a rien à mettre en rayon ! Je partais d’une hypothèse où les éditeurs n’auraient plus aucun stock, juste des fichiers transmis à un imprimeur qui recevrait les commandes de POD au fur et à mesure. Plus largement, j’imaginais un système découlant de « l’explosion du numérique », où il ne resterait plus que les beaux-livres et la POD pour approvisionner le marché du livre papier. Je crois réellement que cette explosion aura lieu ; peut-être est-ce ce postulat qui nous éloigne dès l’abord ? Pour le reste, vous avez raison, c’est de la prospective qui vise à lancer le débat. Certaines idées imaginées ici ne se réaliseront probablement jamais. Je suis à ce titre heureux que vous m’ayez si longuement répondu, malgré quelques éléments de langage « maladroits », pour ne pas dire agressifs 😉 Mais après tout, c’est le jeu d’Internet…

  5. Bonjour !
    J’ai trouvé votre article intéressant et bien écrit ! Je suis moi-même jeune auteur, avec un roman publié à mon actif, aux éditions BoD (books on demand). Il s’agit de concevoir soi-même son roman (de l’écriture à la couverture), c’est de la POD. Ce n’est pas mal, puisque je leur commande moi-même mes livres à un certain prix, puis me fait une marge en le vendant moi-même, cependant, ils proposent une version ebook de mon roman, a 8€99 (ce qui est beaucoup trop cher à mon sens), et je n’ai pas de droit de regard sur le prix.

    Auriez-vous un éditeur à me conseiller, ou une plateforme d’édition etc. afin de publier des livres numériques qui me rapporteraient un peu plus et seraient plus accessibles ?

    Merci d’avance !

    • Bonjour Mélodie, merci de votre visite !
      Si je comprends bien, vous ne voulez pas faire vous-même l’ebook ? Vous cherchez une plateforme qui construira l’ebook à partir d’un fichier word, en gros ? Avez-vous regardé les conditions de Lulu, thebookedition, edilivre… ?

      • Merci pour votre réponse, je me renseignerai quant aux éditeurs que vous avez cités.
        Cependant, ce que je voulais dire (je me suis mal exprimée ^_^ ) c’est que j’aimerais pouvoir créer moi-même un livre numérique et le vendre moi-même sans passer par un éditeur (si c’est possible) puisque comme je le disais, l’éditeur par lequel je passe pour l’instant fixe le prix de mon ebook beaucoup trop haut…

      • Si vous passez par lulu, vous fixez vous-même le prix. Il suffit d’envoyer un fichier word stylé selon leur modèle, et il est transformé en epub. Même chose sur Smashwords il me semble. Ce ne sont pas des éditeurs à proprement parler.
        Sinon, vous pouvez tout à fait passer par l’autopublication d’Amazon (service KDP), là-encore c’est vous qui décidez du prix et, il faut être honnête, aucun autre site ne vous offrira davantage de visibilité.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s