Petit Blanc – Un roman pour septembre

Je l’avais annoncé fin 2016 : mon retour en librairie est imminent, puisque paraîtra le 4 septembre prochain mon nouveau roman aux éditions Le Peuple de Mü, intitulé Petit Blanc. Il s’agit d’un projet ancien (à mon échelle), auquel j’ai commencé à penser dès 2013, et que j’ai écrit, pour le premier jet, courant 2015. À mi-chemin entre les littératures de l’imaginaire et la littérature dite « blanche », vers laquelle je penche de plus en plus depuis quelques années, le texte a été très bien accueilli par Davy Athuil, mon éditeur au Peuple de Mü, avec qui j’ai pris énormément de plaisir à travailler sur ce projet. Les correcteurs et l’illustrateur de la couverture, Gilles Francescano, ont également été d’un soutien primordial : je les remercie vivement pour leur travail. Je suis fier du livre que nous avons mis au jour, main dans la main.

Cela paraît presque bateau de le dire, et pourtant j’insiste sur ce point : Petit Blanc est pour moi un roman très important, peut-être le texte dans lequel j’ai investi le plus de ma personne et de mes sentiments. Je suis sorti vidé de son écriture en 2015, tout comme Gilles Francescano s’est dit vidé après avoir achevé sa couverture. Au-delà de son aspect onirique, Petit Blanc est un roman où j’ai voulu parler d’Histoire, de deuil, de solitude, d’espoirs perdus. Un roman sombre que j’ai voulu profond, parfois tragique, mais aussi une aventure qui, je l’espère, vous enthousiasmera de la première à la dernière page. J’ai récemment appris que Le Peuple de Mü, cosignataire d’un appel des éditeurs de l’imaginaire pour la reconnaissance de leur travail, proposerait mon roman au Goncourt 2017. Je suis très flatté de ce choix, que je reçois comme une reconnaissance de mon travail d’écriture.

Mais alors, me direz-vous, Petit Blanc, de quoi ça parle ? J’y raconte l’histoire d’Albert Villeneuve, ouvrier pauvre de métropole qui quitte la France un jour de 1896 pour tenter de refaire sa vie sur l’île de Sainte-Madeleine. Albert Villeneuve n’a jamais existé : il est tous les « petits Blancs » à la fois ; l’île de Sainte-Madeleine non plus : elle est toutes les colonies à la fois. Débarqué dans le Pacifique, et comme ses rêves se heurtent  un à un à la réalité coloniale, Albert voit prendre corps tous les fantasmes mais aussi les craintes que le voyage lui a provoqués. Il ne s’agit pas d’un roman historique, mais d’une aventure que je crois intemporelle, celle d’un homme prêt à tout pour s’arracher à la misère. C’est un roman sur l’exclusion, le déterminisme social, la complexité des sociétés coloniales qui, loin d’avoir prospéré sur l’opposition binaire entre Occidentaux et indigènes, ont été une formidable machine à faire souffrir, à désillusionner même leurs propres défenseurs.

Voici le résumé imprimé sur la quatrième de couverture :

Dans l’espoir d’y trouver meilleure fortune qu’en France, Albert Villeneuve s’embarque pour un long voyage vers les colonies avec sa femme et sa fille. Il accoste seul à Sainte-Madeleine, son moral et ses espoirs noyés loin derrière lui.

Commence alors une nouvelle vie, faite d’alcool, de mensonges et de frustrations. Piégé sur cette île devenue prison, Albert fuit la folie vengeresse du sergent Arpagon. Sur la route du café, il cherchera la paix intérieure.

Petit Blanc est un conte cruel et onirique sur l’absence et les espoirs perdus. Nicolas Cartelet nous embarque pour un monde où immigrés pauvres et peuples colonisés partagent les mêmes chaînes.

En attendant la parution du roman, je posterai ici, ces prochaines semaines, des extraits du texte ainsi que quelques articles où je développerai des sujets qui me tiennent à cœur et sont présents dans Petit Blanc. Et pour une fois, j’attendrai la rentrée avec grande impatience ! Premier rendez-vous : le 16 août, date à laquelle le livre doit sortir de chez l’imprimeur…

Et ne ratez rien des infos à propos de Petit Blanc en rejoignant l’événement Facebook créé en vue de sa parution !

Petit Blanc – Nicolas Cartelet
Parution le 4 septembre 2017
176 pages, 18,00 €
5,99 € au format numérique
Voir le titre sur le site de l’éditeur

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2 commentaires sur « Petit Blanc – Un roman pour septembre »

  1. Bonjour Nicolas,
    Je sors de ma lecture de Petit Blanc, et tout comme toi et Gilles, je suis aussi vidée! Tu as réussi à implanter une atmosphère qui, personnellement, m’a bcp angoissé. Dès les premières pages, on a de la peine pour Albert, sa solitude, son desespoir, la folie qui le guette.. Toute cette psychologie de l’Homme qui peut le faire plonger dans une sombre dépression. Ses espoirs, ses rencontres avec les indigènes, avec Sywene (j’ai du mal à retenir les noms.. Désolée si j’ai écorché ce dernier). Et les chocs au fil des pages pour ce pauvre homme.. Dur dur comme récit, mais je suis contente de t’avoir découvert à travers ce texte ! Au plaisir de te rencontrer lors d’un salon ou d’un évènement peut être au dépot Imaginaire 😉

    1. Bonjour Ptitelfe,
      Comme je te le disais sur Twitter, je te remercie pour ton retour de lecture, qui me touche beaucoup. C’est vrai que le sujet de Petit Blanc est assez lourd, le malheur du héros peut être pesant. Mais je crois que c’était la seule façon de traduire ce que peut être une vie de peine et d’espoirs déçus. Bien sûr tout ce que j’écris n’est pas aussi sombre, et j’aurai plaisir à avoir ton avis sur de futurs textes ! Au plaisir de se voir sur un salon, j’espère bientôt !

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